
Est une épreuve, mais surtout le moment où j'ai compris (enfin !) qu'il guide ma vie.
Papa est parti, en une semaine, avec élégance, "va travailler mon fils je sais ce que c'est", il m'éjectait ainsi de la chambre d'hôpital.
Papa aimait la gagne, la compétition et l'effort. Exigeant, humble, doué à la fois de ses mains et de qualités intellectuelles immenses, son entreprise était son 3ème enfant, sa réussite.
Il a placé la barre haute pour un fils qui n'avait qu'un désir: l'épater !
Très fier de ses petits enfants, il m'avait fait découvrir la voile il y a bien longtemps, sur un Pirahna (c'est par la pêche qu'il avait abordé la mer avec un petit zodiac à partir de la presqu'île de Quiberon), puis sur un First 22 dans le Pertuis d'Antioche. On s'engueulait au bout de 10 minutes (cela n'étonnera personne). Je voulais déjà régater. Puis il a fait de l'avion, pilote à 60 ans; son rêve de môme pauvre parisien ébloui par les dieux volants des années 30.
Le virus qu'il m'a donné est resté. A chaque fois que je passe près de Boyardville, je pense à lui.
Antoine en gagnant (avec Guillaume) le GP de l'Armistice, lui a fait un beau cadeau.
II me manque depuis 10 jours, chaque matin un peu plus.