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Champion du club-house



Champion est le nom du président de la Fédération Française de Voile (FFV). Son interview dans Voiles et (gros) Voiliers mérite l'attention. D'abord parce qu'il parle de la faiblesse de la voile légère, notamment en France.
Le prix et le manque d'évolution des dériveurs sont en cause. La difficulté d'avoir des équipiers etc...
Pour y remédier il propose plus de spontanéîté et  d'amusement pour les pratiquants.
"Cela nécessite aussi des clubs où les gens veulent bien se prendre en main, sans avoir besoin d'un chef de base, de trois salariés et d'un comité de course."

Je place de côté le comité de course bénévole. Reste les "pros", pour le président de la FFV, loin d'être indispensable donc, à la vie d'un club de voile. Il n'est jamais inutile de rappeler qu'un club affilié à la FFV à une délégation et donc des obligations de services publics quand à la pratique et au développement sportif local.

Les pros ont besoin ,légitimement ,pour vivre de l'initiation: tourisme, voile scolaire et classes de mer.
Cela implique des structures: une règlementation plus des bâtiments et des matériels importants.
Comme les clubs sont en vitrine des cités balnéaires, très logiquement cette partie du club devient prépondérante.
La saison estivale supplante alors inexorablement la vie de club et ses objectifs sportifs.
Gérer s'impose. Et là est le dérapage, on passe d'un club à vocation sportive à une pseudo-entreprise qui singe le management financier, RH, commercial etc... Il faut faire du chiffre, le budget devientl'essence du club.
Cette partie "industrielle" est parfois reprise par les municipalités. Cela me semble plus sain pour le sportif et l'argent public qui y est consacré.
D'abord car l'acteur publique entre mise à disposition de l'emplacement (de qualité !), payeur de la voile scolaire et subventions diverses s'avère le principal client. Il est plus à même de bien gérer directement ou indirectement (via une mise en régie) cette activité connexe à son capital touristique qu'une association qui a déjà perdu de vue son objet associatif.
Ensuite parce que l'on distingue rapidement la volonté sportive réèlle .
Enfin, même si n'est pas le plus important, car le recentrage sur les objectifs sportifs s'avère un facteur de performance, c'est à dire d'atteinte des objectifs.

Si le club à un projet sportif, ce qui implique des dirigeants -les premiers et uniques responsables des dérives décrites ci-dessus- avec un vécu et une pratique voileuse certaine,  des bénévoles ou des pros ayant  la foi suffisante pour encadrer une école de sport et/ou une équipe de club en plus des activités d'initiation de la semaine et de l'été, des moyens humains (des compétiteurs) et du matos, alors cette tendance lourde peût être contenue par un combat quotidien.
Le dirigeant avec un projet sportif est légitime certes, à  minima,  par une élection, mais fondamentalement par son action et surtout sa capacité à financer le projet de développement sportif qu'il porte.
On est alors loin ici d'une logique "point plage".
Cela fait beaucoup de si, c'est pourquoi le discours général de renoncement est que le club n'a pas les moyens, ou beaucoup plus stupide et destructeur: "le sportif ça coûte", corollaire malheureux de l'initiation ça rapporte.

Certes, une illusion de club peut être maintenue par des outils de communication ou une paire de rencontres annuelles conviviales plannifiées. Cependant l'absence de passion commune, c'est à dire d'un engagement non raisonnable et s'arc boutant sur une pratique voilistique réèlle et partagée font de ces rendez-vous des artifices.
C'est LE jour de la fête du club pour mieux l'oublier le reste du temps. En fait l'esprit du club est mort.

Cet esprit entre amateurs (littéralement ceux qui aiment) à besoin d'un lieu qu'un parking à bateau ne peut remplacer complètement. Chez les lourds la capacité à prendre l'apéro à bord compense l'absence d'un tel endroit.
L'importance du club-house est  ainsi évidente pour la voile légère.
Lieu stratégique de vie, d'échange, de séchage, d'hydratation, c'est là que les rencontres se font après la nav., que les projets s'ébauchent, que la passion existe. Pour certains club c'est même le pivot économique. Formel ou informel (j'en connais !), cet endroit est le coeur d'un club de voile sportif.
















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F
Un peu trop sérieux sans doute. La photo c'est les Nonnes à 7 heures du mat fin mai. Bon début de semaine à toi aussi.
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P
Je ne peux juger en ce qui concernne la voile (je n'y connais rien, tu le sais) mais ce que tu écris(dernier paragraphe) est aussi vrai pour d'autres  disciplines.  J'adhère totalement. La photo est sublime. La mer me manque ;-(Bon début de semaine
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