Marjorie et Antoine, équipage d'un week-end et heureux
avec 2 belles courses le dimanche.
Il y a presque huit ans que ma petite famille est venu habiter près de l'eau.
J'en avais marre de bosser comme un taré depuis mes 18 ans, de ne pas profiter des enfants et de ne pas jouer sur l'eau.
Après une première période de navigation fun intense (2002 à 2005), j'ai repiqué au vice de la régate.
Pire que ça j'y ai entraîné mes mômes. Je croyais la jouer soft en leur évitant l'optimist.
Malédiction; le talent de coach de Dominique conjugué à la hargne des peutits chéris fait qu'on arrive au bout de 4 saisons à une jolie accumulation de coupes et breloques qui décorent les chambres
des gars, le sous-sol et les oua-oua.
Antoine, Benjamin et Thomas sont chauds bouillants quand ils parlent de se fritter avec leur camarades Rétais, Bretons, Sudiste, Havrais ou Nordistes. Réglages, petits trucs, histoires de bouées,
anémomètres pifométriques, sont les discussions qui reviennent très (trop) souvent.
Marie et Louise suivent le mouvement tiraillées entre le désir de faire comme les grands et le plaisir brut de naviguer dans la conche des Nonnes.
Le top la dedans, reste de partager une passion même si naviguer avec Antoine n'est pas facile ni pour moi, ni pour lui et que le rangement après la régate, c'est celui des chambres des garçons
puissance 10 en terme de rapport de force. Je ne lâcherai rien.
Hier la nav sur le ShockWave avec Tom, Jef et Antoine sur le Mattia F18 a été extraordinaire, digne des meilleurs souvenirs dans l'Estuaire depuis 1992.
Soleil et petit thermique à 10-15 knot ont permis une éclate totale avec un goût d'école buissonnière très agréable.
"Rhâaaa Lovely" pour paraphraser Gotlieb, entre surf sous spi au trapèze sur le clapot court du banc de Saint-Georges et glisse au près, double trap, une coque à 10 cm au dessus de la mer
plate.
Le plan Loday s'avère un modèle de douceur.
Liberté, liberté chérie qui s'impose donc et de plus en plus, pour un programme de régates comme on le souhaite.
Dans cette approche, le mix du dernier week-end sur la finale de l'île de Ré fût remarquable.
Marjorie les bras allongées mais ravie de son expérience en 15.5 avec Antoine.
Morgane qui montre un talent de barre lui permettant de gagner des courses dès sa première régate en 15.5.
Benjamin, l'équipier qui barre devançant son jumeau, puis laisse le manche à Morgane (sous l'impérieuse préconisation du caoach ;-)) devant les 15.5 de la ligue auxquels sont venus se joindre Hugo
et Antoine les vendéens toxiques.
Tout cela fut énorme et particulièrement réjouissant.
Même si Tom et Guillaume mangent avec la vieille 158 pour leur come back en Tyka, l'approche par l'arrière de la flotte permet de bien reposer les pieds par terre à un mois du Championnat de
France.